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Mise en scène de kidnapping. Credit image: impulse Web média

Mise en scène de kidnapping. Credit image: impulse Web média

 

À ceux qui demandent qui sont les cerveaux du kidnapping à Port-au-Prince, je répondrai sèchement: je ne sais pas. 

Mais pour la mémoire et pour la vérité il y a des faits historiques récents que je peux partager avec vous. Peut-être qu'ils vous aideront à y voire plus claire.

"Le lundi 22 octobre 2012, Clifford Brandt est arrêté par les agents de la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ) pour enlèvement et séquestration. Coralie Moscoso et Nicolas Moscoso, fils d’un autre homme d’affaires haïtien, ont été séquestrés durant six jours avant d’être retrouvés par la police à Pernier (Nord-Est de Pétion-Ville)."

"...Marc-Arthur Phebe, chef du Cat Team, une unité de la police basée au Palais National, recevait régulièrement chez Brandt un salaire supérieur à celui d’un ministre. L’enlèvement de Nicolas et de Coralie a permis l’arrestation de cinq policiers, membres du gang, dont le chef du Cat Team, qui assurait aussi la sécurité de Clifford Brandt." Avait écrit ayiboPOST le 27 avril 2018

Le 17 mars 2016 le journal Haiti Liberté écrit dans ses colonnes ce qui suit:

 "le lundi 2 mars 2015, le ministre de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP) Pierre Richard Casimir avait lancé, au Pénitencier National de Port-au-Prince, l’opération « Coup de poing » visant à désengorger les prisons du pays. Il était accompagné de Me. Jean Roudy Aly, Directeur Général du MJSP et de Me. Kherson Darius Charles, Commissaire du Gouvernement près du Tribunal de Première Instance (TPI) de Port-au-Prince.

L’objectif de cette opération au cours de laquelle Casimir indiqua les dossiers des détenus trop longtemps en attente faisait-il référence aux anciens employés du Ministère de l’Intérieur, au chef du Gang Galil, aux amis du beau-frère de Michel Martelly, Kiko Saint-Rémy : Woodly Ethéart dit Sonson La Familia."

Pour sa part, Le Nouvelliste avait déjà publié 
Le vendredi 17 avril 2015 ce qui suit:
 
"Le tribunal criminel siégeant sans assistance de jury a libéré vendredi Woodly Ethéart, alias Sonson La familia, et Renel Nelfort, les deux principaux chefs du gang Galil poursuivis pour enlèvement, séquestration contre rançon, trafic illicite de stupéfiants, blanchiment des avoirs, assassinat et association de malfaiteurs"...."Ces assises criminelles, qui devaient être organisées pour l’ensemble des 15 membres du gang Galil qui sont poursuivis pour les mêmes chefs d’accusation, ont été réalisées spécialement pour ces deux inculpés sous prétexte que tous les autres membres ont interjeté appel de l’ordonnance du juge d’instruction Sonel Jean-François. Dans les milieux proches du pouvoir, on prétend que l’arrestation et la détention, l’année dernière, de ces deux responsables du gang Galil avaient été très mal accueillies par l’équipe au pouvoir, compte tenu de leur lien avec les plus proches collaborateurs du président de la République." en l'occurence Michel Joseph Martelly.  

Ce même pouvoir s'était déjà permis d'offrir une sortie de prison en véhicule officielle à la femme du numéro un de Gang Galil, selon Haïti Liberté cité auparavant. Toutefois lisons ce qu'a écrit le Nouvelliste en date du 31 mars 2014.

"Au moment où des organisations politiques et socioprofessionnelles participaient à une manifestation devant marquer le 27e anniversaire de la Constitution en vigueur, des autorités gouvernementales en ont profité pour libérer la détenue Marie Thaïssa Mazile Ethéart dit Madan Sonson la familia, retenue à la prison civile pour blanchiment des avoirs provenant du trafic illicite de la drogue et d’enlèvements suivis de séquestrations contre rançons" 

"Les informations communiquées par la police et les aveux de la plupart des complices de ces deux chefs de gang font croire que cette association de malfaiteurs a procédé en moins de deux ans à l’enlèvement suivi de séquestration contre rançon de 17 personnes. Dans son ordonnance de renvoi, le juge d’instruction Sonel Jean François a mentionné l’ensemble des indices trouvés dans le cadre de cette enquête. Fasciné par l’élégance du juge d’instruction dans la rédaction de l’ordonnance de renvoi, le commissaire du gouvernement, dans son réquisitoire définitif daté du 23 février 2015, déclare concordants et suffisants les indices et charges retenus contre ces 15 inculpés pour qu’ils répondent des faits qui leur sont reprochés. Du 23 février 2015 au 17 avril de la même année, soit un mois et 23 jours, ce même parquet, par l’entremise de son représentant, Me Jean Abner Emile, renonce à l’accusation portée contre ces deux chefs de gang et requiert le doyen du tribunal criminel, Me Lamarre Bélizaire, de déclarer les faits non constants et renvoyer les accusés hors des liens de l’accusation. Voilà de façon grossière comment le représentant du parquet, qui est censé être le représentant de la société, s’est comporté ce vendredi dans le cadre de ce dossier. Ce qui est écœurant, c’est que le juge Lamarre Bélizaire a accordé la parole à un témoin, qui est l’une des victimes de cette association de malfaiteurs. Romain Armand révèle avoir versé 180 000 dollars américains en échange de sa libération, après avoir été enlevé et séquestré par ce gang dirigé par ces deux hommes. Quel signal l’administration Martelly veut-elle donner à la société à travers ce jugement de la honte ?" S'est questionné le journaliste rédacteur Lemoine Bonneau (op. cit.) 

 

Tag(s) : #Informatif
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